Comment bien choisir son vélo ?
Il est important avant tout de distinguer le vélo du dimanche en famille de celui de course ou tout terrain. En effet, un vélo est un investissement sur le transport, mais les caractéristiques sur lesquelles porter notre attention sont différentes selon s’il s’agit d’un achat pour le long terme, pour le loisir, ou pour le sport et l’activité intense. En partant du principe que vous ne savez pas encore à quelle fréquence vous allez l’utiliser dans votre quotidien, il faudra envisager le compromis confort/performance. En effet, si vous y prenez goût, il faudra que le vélo ne s’abîme pas en un an ce qu’il ferait en 10 avec une utilisation moins fréquente. La première chose à déterminer sera le genre de votre vélo. Le terme de « vélo de ville » est très générique, ainsi, en magasin, vous allez crouler sous les propositions, toutes plus complexes les unes que les autres à cause d’un jargon qu’on va décortiquer ensemble pour vous faire gagner du temps. Il y a de nombreuses variantes de forme, mais les principales sont le VTC et l’urbaine.
La forme
Commençons par le VTC : le vélo tous chemins. Il propose une forme un peu passe partout, et comble les inconvénients que nous allons observer sur l’urbaine. Il possède un cadre triangulaire classique et sa barre horizontale est plus ou moins inclinée. Toute cette géométrie rend son ergonomie idéale pour les trajets de plus de 3km, à forts dénivelés et vous permet de petites accélérations plus difficilement atteignables avec une autre forme. Pour ce qui est de l’urbaine, elle existe à l’hollandaise (avec un pédalage à l’envers en guise de freins au lieu de simples poignets au niveau du guidon), à cadre en col de cygne (à l’allure assez vintage, il possède le cadre le pratique et facile à monter, diminuant au maximum l’enjambée du cadre), mais encore en mono-poutre et enjambement bas (avec un cadre comparable au col de cygne).
La taille
L’avantage des cadre bas, c’est l’accessibilité pour tous. En effet, l’enjambement d’un vélo est assez critique dans votre choix. Que la selle et le guidon soit régler à votre hauteur n’aura aucun intérêt si vous devez faire des étirements d’une heure tous les jours pour être assez souple et monter sur votre vélo. Il faut donc privilégier votre confort, et ainsi votre enjambement, sans pour autant laissez de côté la rigidité du cadre. Plus il est bas, plus il sera fragile en comparaison à une barre transversale haute. Le but sera donc de pouvoir poser la pointe du pied au sol à l’arrêt sans contorsion du bassin, et sans tendre entièrement la jambe à la position la plus basse de la pédale.
Le poids
Au delà de sa forme, la rigidité d’un cadre passe sa composition. Alors, aluminium ou acier ? Tout dépend ici aussi de vos envies et besoins. L’acier aura tendance à mieux amortir les chocs et les vibrations, et vieillira mieux que l’aluminium. Cependant, la différence la plus importante se voit au poids final du vélo. Bien que seulement un tiers de ce dernier vienne du cadre, l’aluminium l’emporte toujours quand il faut soulever votre vélo pour le suspendre roue en l’air dans un train ou un local à vélos. Nous vous conseillons donc de vous poser la question suivante : arrivez-vous à le soulever ? Il n’y aura pas de honte à prendre de l’aluminium à défaut de l’acier tend que vous êtes à l’aise sur votre vélo. Le discours diffèrera donc du revendeur, car certains préfèrerons vous conseiller un vélo solide et lourd, et d’autres un compromis adapté à votre utilisation future.
Le prix
Il ne faut pas se lever ? Se leurrer, on vous la déjà dit, un vélo, c’est un investissement. Ainsi, il vous sera difficile d’en trouver un neuf en dessous de 450€, au regard des critères que nous vous avons présenté. Cependant, pour la ville, il sera plus que dépensier et inutile de débourser 1000€. La fourchette générale se fixera entre 500 et 700€, mais plus le prix sera bas, plus il y aura de compromis faits sur les détails.